Auteur : Shulem Deen

Edition : L’Ecole des loisirs

Nombre de pages : 352 pages




Résumé :

Marié dès l’âge de dix-huit ans à une femme que sa communauté lui a choisie, Shulem Deen a longtemps mené une vie austère encadrée par les règles strictes des skver. Considérés comme trop extrêmes même par les plus fanatiques – les satmar, les belz, les loubavitch –, les skver font revivre les coutumes et les pratiques des premiers Juifs hassidiques et se tiennent à l’écart du monde extérieur. Seulement, un jour, Shulem s’est mis à douter. Dans ce récit passionnant, il raconte le long et douloureux processus d’émancipation qui a poussé sa communauté ultra-orthodoxe à l’exclure pour hérésie. Un parcours poignant qui, loin de tout règlement de comptes, offre une analyse fine des raisons conduisant des hommes et des femmes à quitter leur monde.

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Pourquoi lire “Celui qui va vers elle ne revient pas” ?

Une histoire de liberté

Cette histoire, c’est celle d’une personne qui grandit dans la carapace trop étriquée d’une communauté aux multiples interdits. D’abord émerveillé et convaincu par les préceptes qui l’ont structuré, Shulem Deen s’en détourne progressivement à mesure qu’il goûte à la liberté. En effet, il n’est pas question pour les skver de se mélanger au monde extérieur, vu comme corrompu et menant à la perdition.

Un lourd prix à payer

L’auteur nous raconte alors son cheminement, de l’enfance à son exclusion, mais aussi des accusations lancées contre lui. Cette exclusion, il avoue l’avoir redoutée autant qu’appellée, parce que le prix à payer pour enfin respirer revient à tout perdre pour gagner l’essentiel.

Une immersion dépaysante

J’ai adoré découvrir les pratiques et traditions des skver à travers les yeux de Shulem Deen. Tout est si complexe et éloigné de mon monde, que le dépaysement fût total. Bien après et séparé de la seule vie qu’il connaît (lorsqu’il était dans sa communauté), tout est à réapprendre et la solitude est difficile à apprivoiser. J’ai été sincèrement touchée par sa quête de vérité et la manière dont il décrit cette cruelle sensation de détester son quotidien, de s’y sentir étouffer sans y voir aucune sortie de secours.


Conclusion

En bref, j’ai adoré cette autobiographie que j’ai trouvée équilibrée. Shulem Deen dépeint son histoire et les personnes qui l’ont blessé, sans toutefois condamner qui que ce soit. Malgré toutes les souffrances endurées pour en arriver là, Shulem Deen se relève et ose la liberté ! Quel courage !