Auteure : Katarina Mazetti

Edition : Babel

Nombre de pages : 253 pages



Résumé :

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que le tape-à-l’œil de la stèle qu’il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d’autodérision. Chaque fois qu’il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis… C’est le début d’une passion dévorante. C’est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d’amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

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Pourquoi lire “Le Mec de la tombe d’à côté” ?



Ma rencontre avec « Le mec de la tombe d’à côté » ressemble un peu au début d’une histoire d’horreur. Tu sais, quand tu remarques avec tendresse ou flippe totale qu’un objet apparaît non-stop dans ta vie. Je m’explique. À chaque fois que je suis allée à un marché aux puces, dans une bouquinerie ou vers une boîte à livres, je suis tombée sur ce bouquin. Encore et encore. L’histoire ne me tentait pas vraiment et pourtant… je me suis prendre au jeu il y a peu.

Une histoire d’amour sans romance

« Le mec de la tombe d’à côté », c’est une histoire d’amour sans être une romance. Nos deux héros suédois se rencontrent au cimetière alors qu’ils prennent tous les deux soin de leurs proches décédés. Dès les premiers regards, l’un agace l’autre et pourtant, quelque chose se passe. Un sourire est lancé et l’histoire commence.

Un humour vraiment “particulier”

Je sors assez mitigée de cette lecture. Parfois il m’arrive d’être heureuse lorsqu’un livre m’emmène là où je ne m’y attendais pas. Et là, ce ne fût pas vraiment le cas puisque j’aurais aimé aller dans la direction d’une romance où le deuil est dépassé par un amour naissant. En fait, l’humour qui ponctue toute l’histoire m’a parfois mis un poil mal à l’aise. J’ai eu la sensation d’être à table avec cet oncle qui tente toujours une blague bien beauf en fin de repas, du genre qui laisse tout le monde soit de marbre soit fondu de gêne. Enfin, la façon qu’a l’autrice de tirer à l’extrême les clichés des deux personnages les rendent parfois peu crédibles.

Des sujets majeurs intéressants

Pourtant, j’ai aimé l’écriture de l’autrice (même si c’est une traduction, nous sommes d’accord), d’autant plus que des sujets intéressants sont traités ici : confrontation entre monde rural et citadin, différence de classes sociales, deuil et place de la femme dans la société suédoise.


Conclusion

En somme, j’ai trouvé que cette histoire était agréable, quoiqu’un tantinet tirée par les cheveux à certains endroits. Si tu cherches un récit brut, assez rentre dedans et teinté d’un humour malaisant, alors tu peux tenter !