Auteure : Alice Zeniter

Edition : Le Livre de Poche

Nombre de pages : 264 pages




Résumé :

Les Mandy habitent de génération en génération la même maison en bois posée au bord des rails près de la gare Nyugati à Budapest. Le jeune Imre grandit dans un univers mélancolique de non-dits et de secrets où Staline est toujours tenu pour responsable des malheurs de la famille. Même après l’effondrement de l’URSS, qui fait entrer dans la vie d’Imre les sex shops, une jeune Allemande et une certaine idée de l’Ouest et d’un bonheur qui n’est pas pour lui. Roman à la poétique singulière, tout en dégradés de lumière et de nostalgie, Sombre dimanche confirme le talent d’Alice Zeniter, révélée par Jusque dans nos bras.

Lis moi !


Pourquoi lire “Sombre Dimanche” ?



Les Mandy : de génération en génération

Imré, c’est un garçon né en 1973 au sein d’une maison où se succèdent les générations des Mandy. Le grand-père y habite, de même que son père et sa grande sœur ; et puis c’est tout. L’autrice nous fait pénétrer avec poésie dans la Hongrie, sa grisaille et la mélancolie des personnages. Ces derniers sont à l’image de leur maison entre les rails : à la fois résistante, mais bancale. La vie passe et l’Histoire, la grande, avale celles des petites gens. Tout ce qui reste, c’est les souvenirs, les non-dits familiaux et la désillusion de rêves trop grands pour une époque trop petite.

Une enfance pleine de questions

J’ai aimé accompagner Imré à travers le récit d’une enfance face à une société en pleine mutation. J’ai aussi été hapée par l’espoir fou que ce jeune garçon connaisse moins de malheur que ceux et celles qui l’entourent. Adolescent passionné, mais aussi plombé par une ambiance post communisme et nazie, Imré se pose trop de questions : pourquoi son grand-père n’a-t’il qu’une jambe ? Pourquoi se saoule t’il tous les 2 mai ? Pourquoi, pourquoi et pourquoi ? Et puis il y a les autres personnages, tous aussi riches et agréables à découvrir !

Les étroites vies de petites gens

Les chapitres sont assez courts, le style d’écriture est fluide et le vocabulaire abordable. Alice Zeniter fait preuve d’un grand talent puisqu’elle raconte les étroites vies de petites gens en leur donnant la profondeur des plus grandes.

Conclusion

En conclusion, ce livre se lit très rapidement et explore avec poésie et brio le sujet des tragédies familiales. L’autrice saura vous embarquer en quelques lignes dans cette ambiance sombre de la Hongrie des années 70’. Percutant, mélancolique et poétique, ce petit livre mérite assurément d’être plus connu.