Auteure : Catherine Bardon

Edition : Pocket

Nombre de pages : 624 pages




Résumé :

Autriche, 1931. Lors d’une soirée où se réunissent artistes et intellectuels viennois, Wilhelm, jeune journaliste de 25 ans, a le coup de foudre pour Almah. Mais très vite la montée de l’antisémitisme vient assombrir leur histoire d’amour. Malgré un quotidien de plus en plus menaçant, le jeune couple attend 1939 pour se résoudre à l’exil. Un nouvel espoir avant la désillusion : ils seront arrêtés en Suisse. Consignés dans un camp de réfugiés, ils n’ont qu’un seul choix : faire partie des 100 000 Juifs attendus en République dominicaine après l’accord passé par le dictateur local Trujillo avec les autorités américaines. Loin des richesses de l’Autriche, la jungle sauvage et brûlante devient le décor de leur nouvelle vie. L’opportunité de se réinventer ?

Lis moi !


Pourquoi lire “Les déracinés” ?


Pour la belle Vienne des années 30″

Imaginez la belle Vienne dans les années 30’, une ville qui déborde de vie et qui est louée pour sa culture. Almah et Wilhelm y tombent amoureux et leur futur radieux leur tend les bras. Mais voilà que la montée du nazisme d’abord en Allemagne, puis dans leur pays, chamboule leurs plans. Juifs non pratiquants, ils ne s’alarment pas, du moins au début. Et puis des bruits de rafle courent, des agressions en pleine rue sont monnaie courante… La peur envahit Vienne qui abrite une communauté juive très importante. Partir ou rester ? S’accrocher ou lâcher prise, quitte à perdre quasiment tout ce que l’on possède ? Les deux personnages semblent échapper à l’horreur mais ce qui les attend n’est pourtant pas rose.


Pour l’incroyable exil d’Almah et Wilhem

Ce livre, qui retrace avec grand talent le long exil de ce couple si attachant, aura été un réel coup de cœur. Je pense d’ailleurs pouvoir le placer dans mon top 10 des lectures que j’ai pu avoir ces dernières années ! 750 pages… ça peut paraître si long, mais c’est en vérité si court que j’ai ressenti un drôle de vide une fois les dernières lignes achevées.


Pour la fine psychologie de ses personnages

Les personnages sont si travaillés et complexes qu’on peine à croire que ce livre est le premier roman de l’autrice. On a en plus la chance de les suivre au long court, c’est à dire jusqu’à leur vieillesse (pour laisser le tome 2 continuer sur les aventures Ruth, leur fille) et je dois bien avouer que ça me console un peu, j’ai eu tant de mal à les quitter ! Et puis parlons des personnages secondaires ! Quelle variété, quels destins !


Pour ses thématiques variées

“Les déracinés” parlent de ces amours qui soudent nos vies mais qui ne sont pourtant pas exempt d’imperfections. Il rend aussi hommage à tous ceux et toutes celles dont on ne veut pas, sous prétexte « qu’ils / elles n’avaient qu’à rester chez eux / elles ; même si c’est la guerre, c’est pas notre problème ». Il donne aussi au lecteur ou à la lectrice de prendre le large pour partir en vacances, j’en ai presque senti le soleil de la république dominicaine sur ma peau !


Conclusion

En bref, si tu aimes suivre des personnages sur un temps long pour voir leur évolution et t’attacher à eux ; si tu aimes les récits se déroulant pendant la Seconde Guerre Mondiale et qui mettent en lumière des personnages complexes, alors ce beau pavé nommé “les déracinés”, saura ravir tes soirées au fond de ton lit.